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- au groupe / artiste Christophe Godin
par
ptit_boy › dimanche 30 octobre 2005
1/ Bonjour Christophe. "Metal kartoon" est votre premier projet solo, pourriez-vous tout d'abord nous parler des groupes dans lesquels vous avez joué auparavant ?
Christophe Godin : Le premier groupe sérieux auquel j’ai participé était Temple. Nous faisions un heavy métal mélodique un peu pop. Le chanteur avait une voix exceptionnelle, à la David Coverdale, et la section rythmique était d’acier. Nous nous sommes régalés pendant 4 ans, puis chacun a poursuivi son chemin dans des directions différentes, tout en restant en excellents termes avec les autres. C’est avec Temple que j’ai fait mon premier vrai travail de studio, et mes premiers gros concerts.
Il y a eu ensuite le Mörglbl Trio !!, qui existe toujours sous l’appellation Mörglbl, avec Ivan Rougny (basse) et J.Pierre Frelézeau (batterie). C’est une sorte de défouloir Power Jazz Métal instrumental. J’ai tourné à l’étranger pour la première fois avec ce groupe, et nous avons réalisé seuls la production de deux albums, et tourné par nos propres moyens. Nous sommes très fiers de ce groupe où nous pouvons nous exprimer sans véritable limite, car ce groupe est la chose la plus anti-commerciale au monde !!!
Gnô, enfin, est le premier groupe qui a bénéficié d’une vraie production, et avec lequel nous avons enregistré dans des conditions dignes de ce nom. Notre musique était métal et pop, entre Pantera et les Beatles. Sinon, je travaille également en duo avec le guitariste Pierrejean Gaucher dans un style plus jazzy. Le dénominateur commun de tous ces projets a toujours été l’humour…
2/ Pourquoi ce besoin de passer à un album solo ?
Christophe Godin : Pour avoir le loisir de faire ce que je veux sans me préoccuper d’avoir à définir un style précis, sans avoir de limites particulières, et afin de m’exprimer dans toutes les couleurs que j’aime, du plus brutal au plus mélodique. J’ai l’occasion de me tailler sur mesure un costume musical que je peux arranger à ma guise quand je veux et comme je veux.
3/ Pourquoi vous faire connaître en solo par un premier album comme "Metal kartoon" ? La formule classique de l'album de guitare instrumentale vous rebutait ?
Christophe Godin : Faire un album de guitare instrumentale n’était pas représentatif de ce que j’aime vraiment faire. Je voulais avant tout écrire des chansons, en français et en anglais, et ensuite rajouter quelques instrumentaux. Cet album est un résumé de ce que j’aime faire, à 37 ans, en solo, après avoir fait uniquement du groupe jusqu’à aujourd’hui.
4/ Quelles sont selon vous vos principales influences musicales ?
Christophe Godin : Oulala ! Voilà une question qui prendrait des années si je voulais y répondre de façon exhaustive. Disons que je pense que, comme la plupart des presque quadragénaires, je suis passé par un nombre incalculable de styles, de modes. Il en reste, si je donne les premiers noms qui me viennent à l’esprit sans réfléchir Joe Jackson, Van Halen, AC/DC, Brian Setzer, Les Beatles, Kansas …
5/ Sur "Metal kartoon", j'ai repéré la musique des Simpsons, l'intro de "Creeping death", mais il doit y avoir d'autres reprises j'imagine ?
Christophe Godin : Oui j’assume les Simpsons, et j’y ajoute « l’Homme qui valait trois milliards », « rencontre du troisième type » et « Candy ».
6/ D'où vient l'idée du texte de l'"Expérience" ? Une rencontre personnelle avec des colleurs d'affiche d'un parti extrémiste ou des hooligans ?
Christophe Godin : Non, j’ai plutôt tendance à les éviter !!! Je voulais faire une comptine punk/manouche qui mettait en scène deux des pires « races » existantes sur cette planète, et proposer une sorte de « solution finale » personnalisée.
7/ Comment avez-vous fait la connaissance de Yann Armellino, qui vous a signé sur son label Why Note ?
Christophe Godin : Ce n’est pas Yann qui nous a signés, il est en fait le chargé de communication de Why note, qui a été monté par deux amis rencontrés à l’époque du Mörglbl : Stéphane Jumelle et Stéphane Bergeon. Quant à Yann, nous nous connaissons depuis peu, mais il fait partie de ces guitaristes français qui s’activent vraiment pour faire bouger les choses, et faire en sorte que les guitaristes français existent. C’est un véritable activiste, dans le sens positif du terme !!!
8/ L'album "Metal kartoon" est terminé depuis mars 2005 mais il ne sort que début novembre. Que s'est-il passé ?
Christophe Godin : Les voies du business sont impénétrables, et réaliser un album en France, lorsqu’on est inconnu rélève plus du parcours du combattant que de la promenade de santé…
9/ J'ai cru comprendre que vous n'aviez pas perdu votre temps depuis la fin de l'enregistrement de l'album. Vous avez donné quelques concerts et préparé un album instrumental, un DVD live de Mörglbl et un autre DVD consacré à "Metal kartoon". Pouvez-vous nous confirmer que tout cela verra le jour en 2006 ?
Christophe Godin : Je ne peux que confirmer que j’y travaille ardemment. Quant aux sorties de ces projets, j’attends des données plus concrètes pour m’emballer…
10/ Comptez-vous rejouer avec Mörglbl ? Ressortir un album studio du trio ?
Christophe Godin : Je crois avoir involontairement répondu un peu plus haut. Mörglbl existe à nouveau, mais de façon plus décontractée, sans objectif autre que le plaisir.
11/ Les anciens albums de Mörglbl et de Gnô ont été réédités il me semble. Sont-ils tous disponibles aujourd'hui ?
Christophe Godin : Il reste quelques Gnô, et nous avons retiré une édition limitée des Mörglbl. Néanmoins, nous allons discuter avec Why Note d’éventuelles rééditions officielles.
12/ Que pensez-vous des scènes rock et metal françaises ? De quels groupes et musiciens vous sentez-vous proches ?
Christophe Godin : J’apprécie beaucoup Mathieu Chédid, qui est à la fois un excellent musicien, et un artiste accompli, avec une personnalité hors normes, j’aime beaucoup Watcha, pour leur créativité et l’énergie qu’ils développent. J’ai énormément de respect et d’admiration pour Patrick Rondat, qui continue d’avancer sans compromis, et qui reste notre seul représentant international. Sinon, il y a une vraie légion d’excellents instrumentistes français qui n’ont rien à envier aux anglo-saxons.
13/ Y a-t-il aujourd'hui en France une véritable place pour les "guitares héros" ? Le public est-il réceptif à ce style de musique ?
Christophe Godin : J’avoue ne pas trop me poser la question dans ces termes-là, et me dire simplement que je me dois de faire quelque chose d’une qualité suffisante pour que ce public soit intéressé, mais que ma musique ne soit pas destinée qu’à ce public !!!
14/ Quel est le dernier disque de musique française que vous ayez écouté ? Qu'en avez-vous pensé ?
Christophe Godin : Pierre Bensusan « Altiplanos » qui est juste superbe !!!
15/ La loi pour la confiance dans l’économie numérique autorise maintenant les maisons de disques à attaquer en justice ceux qui téléchargent de la musique illégalement sur Internet. Que pensez-vous de ces méthodes ? Vous semblent-elles crédibles et justes pour combattre le téléchargement illicite ?
Christophe Godin : Je crois qu’il y a une véritable hypocrisie de la part des maisons de disques qui n’ont pas pris le train du téléchargement en marche suffisamment tôt, et qui, conscientes de leur manque à gagner, contre attaquent en s’en prenant directement à celui qu’elles aimeraient garder comme client attitré !
16/ Accepteriez-vous de vendre vos albums sur Internet, sous forme de fichiers musicaux ?
Christophe Godin : Sans problème.
17/ Merci de m’avoir accordé un peu de votre temps, je vous laisse le mot de la fin.
Christophe Godin : Merci à vous de me donner l’occasion de parler de ce nouveau projet qui me tient à cœur plus que tout !!! Et surtout, longue vie à « The French Touch » !!!
Dernière mise à jour du document : dimanche 30 octobre 2005
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