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- au groupe / artiste Sylvain Chauveau
par
bir › jeudi 25 mai 2006
Sylvain CHAUVEAU: Je suppose qu'il avancera encore en revenant sur lui-même par cycles (revival de ce qui se faisait 20 ans avant), et qu'il s'hybridera jusqu'à perdre son nom. C’est une question autant musicale que sociologique. Mais je me sens de moins en moins concerner. Si ma musique vient clairement du rock, elle tend à s'en éloigner de plus en plus.
2/ Quel est votre meilleur souvenir musical ?
Sylvain CHAUVEAU: En tant que musicien, ce fut un duo avec le chanteur basque benat achiarry, fin juillet 2003. Ce qu'il a fait sur un de mes morceaux était d'une telle intensité que j'en avais les larmes aux yeux en le racontant le lendemain. J’ai su alors que je faisais de la musique dans le secret espoir de vivre des moments comme ça.
En tant qu'auditeur, beaucoup de choses m'ont marquées durablement, de l'enfance jusqu'à aujourd'hui. Écouter godspeed you black emperor dans un train vers Berlin après avoir juste terminé mon disque "nocturne impalpable", physiquement et moralement lessivé, est un souvenir fort.
3/ Quelle est votre définition de la musique ?
Sylvain CHAUVEAU: Elle est très large. Musique égale intention de musique d'une ou plusieurs personnes. Cela peut donc être n'importe quoi, de l'aléatoire à l'absence de son, du moment que c'est conçu comme musique par un ou plusieurs auteurs.
4/ Comment voyez vous votre futur ?
Sylvain CHAUVEAU: Consacré à mon travail musical, jusqu'à mon dernier jour, j'espère. Réaliser la musique que j'espère est le travail d'une vie, et je suis prêt à lutter, "quelque soit mon état financier, physique ou moral" comme disait Nicolas de staël.
5/ Quelle musique vous indispose ?
Sylvain CHAUVEAU: C’est plutôt le volume sonore qui m'indispose. Car on est entourés de musiques non choisies : dans les magasins, au restaurant, dans les bars, au cinéma, dans les rues, jusque dans nos appartements où l'on subit les basses des voisins. Par pitié, arrêtez, ou au moins baissez le son.
Dernière mise à jour du document : jeudi 25 mai 2006
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