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Vous êtes ici › Articles › Interviews de la semaine › STAIRCASE WISP - 5 questions à Staicase Wisp
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- au groupe / artiste Staircase Wisp
par
bir › mercredi 14 septembre 2005
Micky : il a déjà déterré et cannibalisé ces morts, il couche avec n'importe qui, je pense qu'on peut difficilement aller plus loin :) plus sérieusement le rock ne va pas quelque part, on ne fait pas de musique pour aller quelque part (en tout cas nous). On la fait "comme elle vient".
On n'a pas une démarche de théoricien ou de sociologue du rock, on est pas spécialement à l'écoute des modes,c'est plutôt le contraire. L'electro-clash me donne envie de faire du métal, le "renouveau" rock de virer abstrait et expérimental ou acoustique et minimaliste.
Mais on fera rien de tout ça, parce qu'on ne se définit pas par rapport à l'air du remps. rien à foutre d'être les has been d'une quelconque intelligentsia dont la thématique récurrente mort/renouveau du rock et autres effets de mode n'est là que pour vendre du papier. et puis faire oublier qu'ils sont aussi coupables de cette pseudo mort par leur manque de soutien, qui est toujours d'actualité d'ailleurs pour ce qui est de la scène française.
Nico : Je dirai plutot qu'il est compris et digéré mais ca revient au même. La dénomination rock existe pleinement dans ses mélanges et ses interactions avec les autres genres. Ce qui me semble certain c'est que l'époque ou le rock avait besoin d'être défendu à grand renfort de groupes "undergrounds" est révolue. Il reste une référence répandue à défaut d'être un cheval de bataille.
Micky : En live, ex-aequo une fosse hallucinée pendant un concert de Dionysos et Jason Lytle de Grandaddy au bord des larmes en train de jouer "He's simple, he's dumb, he's the pilot". Sur disque, "Lucky" de Radiohead, tout "OK computer" en fait.
Nico : le concert de Lamb à Wechter en 2004 ou un tête-à-tête avec l'album "The city" de Vangelis un soir au volant d'une voiture. C'est amusant de voir que le contexte a autant d'importance que la musique elle-même.
Sam : Un solo de guitare réalisé sur "Alive" de Pearl Jam. Je suis pas du genre guitar hero et je trouve ça même débile, mais là il faut dire que ce jour là j'étais parti. Et les personnes qui me connaissaient bien ont réalisé à l'époque que j'étais totalement ailleurs. Je flottais, mes doigts ne jouaient pas ce que je leur demandais mais ils jouaient seuls sans réflexion. Sinon globalement quand les poils se hérissent dans le dos parce quelque chose se passe, une émotion traverse le corps et une sensation de bien être envahit la totalité du cerveau.
Micky : Euh tu es sûr que t'avais pas pris un truc avant ?
Micky : La manière d'exprimer ce qu'on ne peut exprimer autrement.
Nico : Rien à ajouter, c'est de l'art donc un moyen d'expression.
Sam : Créer et partager.
Micky : Forcément avec de la musique, mais je l'imagine pas comme activité principale et nourricière.
Nico : Je ne le vois pas vraiment mais c'est sur qu'avec de la musique ca sera toujours mieux.
Sam : Participer à différentes collaborations et essayer de m'ouvrir à différents horizons.
Micky : Les trucs "clubbing" qu'on trouve sur M6 en rentrant un samedi à 2h du mat', l'easy listening, la mauvaise électro, la chance aux chansons. Avec ça, y a de quoi se tirer une balle.
Nico : Celle qui n'a plus comme objectif de faire de la musique mais qui vise à rapporter de l'argent ou à démontrer quelque chose.
Sam : La musique qui n'est pas honnête. Et dernièrement voire Blonde Redhead jouer en live à un festival avec la basse et les lignes de clavier passées en sono.
Micky : Ouais mais toi au moins tu les as vus. Avec les dresden dolls, c'est un des groupes que je regrette de ne pas avoir vu live alors que j'en avais l'occasion.
Dernière mise à jour du document : mercredi 28 septembre 2005
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