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Le Klub Des 7 › Klub des 7

16 titres - 40:59 min

  • 1/ Finie la misère - 2/ Fuzati et Fredy K : Dispense - 3/ Cyanure : Homme normal - 4/ Fuzati : Le parapluie - 5/ Les profiteurs - 6/ James Delleck : Juju - 7/ Cyanure et Fredy K : A l'époque - 8/ Klub des 7 : La réunion secrète - 9/ Le klub des 8 ... - 10/ Fredy K : J'ai grandi dans ça - 11/ Detect : Allez mon vieux - 12/ Fuzati : L'éponge - 13/ Injoignable - 14/ Gérard Baste : Bis bis - 15/ Le jouage : Daniel du château - 16/ Arrive tôt

chronique

avatarbir (chroniqueur)

Styles principaux
rap

Le klub des 7 c'est une bande de guignols, tels de véritables rillettes du Mans, piliers de comptoir du rap made in France.
Assis au troquet du coin avec un ballon de rouge en guise de rythmes, une moresque de scratches, et de la bonne bière bien chaude calée dans les poches, au cas où…
Le klub des 7 est le fruit opiniâtre de Fuzati qui réuni avec lui Detect (Klub des Loosers/Gravité Zero), Gerard Baste (Svinkels), Cyanure (ATK/Hustla/gravité Zero), Fredy K (ATK), James Delleck (Gravité Zero) et Le Jouage (Gravité Zero/Hustla).
Avec ses interludes hilares, ses morceaux enjoués vous pourrez pour une somme relativement modeste, retrouver le meilleur du rap franchouillard, avec saucisson et mortadelle. Quoi ?

Nan, allez, pour qui connaît le spécial featuring, il n'y a pas cinquante chemins, c'est relax, aride et subtil en mots. Côté musique, c’est dans les années seventies, version Barracuda et Looping de "L'agence tous risques" mais avec des balles réelles cette fois, jazzy et électro, le son est soit rentre dedans avec sa rythmique sèche, claire, soit profond jazz et cool.

Des thèmes dépressifs pour furieux de la rime déguiser en cocasse, et toutes ses minis interludes qui relâchent l'attention ...
L'album est efficace parce qu'il convoque plus qu'il n'évoque. Ce qui est étrange c'est que dans cette réunion d'éclopés, si chacun met sa pierre à l'édifice, à la fin c’est bien une unique cave à vin qui éclot de cet amas musical. A cela, la bonne répartition des cachets des artistes est une évidence, bonne gestion de la drogue lors de l'enregistrement et surtout des beuveries qui se finiront toutes la tête dans la cuvette des chiottes.
Donc c'est frais, élégant, tendre, un super cadeau pour la Saint Valentin.

"Le plus teigneux c'est celui qui se promène tout le temps avec un masque en plastique blanc. Après ce qu'il a fait à ma gamine, si je le vois, c’est simple je l'abas".
Marc, commercial (jeudi 29 juin 2006)

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chronique

avatarZo. (chroniqueur)

Styles principaux
rap

Au milieu des multiples bonnes sorties rap français qui ont envahi les disquaires ces deux derniers mois, le Klub des 7 a fait parler de lui, jusqu'à la matinale de Canal +, ce qui a valu le PIRE speech sur le rap jamais entendu (de la part de quelqu'un censé présenter un disque, non pas un "opposant au rap"). Bref, le sujet n'est pas là.

Le Klub des 7 est présenté comme un disque sympathique, à l'image de sa jolie pochette, presque touchante. Mais derrière ce joli packaging avec son livret bourré (volontairement ? genre mauvais élève ?) de fautes, se cache un disque franchement bâclé. Bien-sûr, les instrumentaux, réalisés par Fuzati, sont loin d'être mauvais en soi et transportent une ambiance qui fait la part belle aux 70's, à des samples chaleureux façon soul/funk. Mais leur défaut, qui n'est pas des moindres, réside dans l'utilisation un peu trop outrancière des boucles, ce qui fait que sur la longueur, les atmosphères et ambiances se normalisent vite. Bref on s'en lasse. Du côté des emcees, un peu à l'image de Soul'Sodium, on se retrouve face à une clique de rappeurs confirmés. Ici, le délire c'est plus anecdotes, second degré et humour noir ou gras (selon les personnalités au micro). Pour le fond des paroles, il n y a pas grand chose à entendre. James Delleck parle de son zizi s'épanouissant dans son bain, et bien que le morceau soit bien ficelé, on en retient pas grd chose. Le duo Cyanure et Freddy K (l'invité surprise de ce disque), rescapés d'Atk, fonctionne à peu près sur "A l'époque", où les flow réussissent à faire bouger la tête de l'auditeur. Sur leurs morceaux solos respectifs, le résultat est déjà moins probant. La rétrospective de Freddy K ne sauve pas un titre où au final il ne se passe pas grand chose. Cyanure lui, malgré un flow toujours aussi personnel et original ne raconte rien de spécial non plus, hormis une optique mégalomane enveloppée dans du second degré. Moquerie de l'egotrip peut-être, mais qui ne fait pas sourire, se contentant juste de mettre en valeur un flow bien foutu. Et c'est bien là où le bas blesse, à part les élucubrations de Gérard Baste, au sommet de sa forme sur Bis Bis et qui joue comme à son habitude, la carte de l'humour gras et du rap "kardecore" jusqu'au bout, ce disque ne dit rien, sonne creux, et semble avoir été fait juste pour le délire. L'impression est qu'on a à faire à une bande de potes qui s'est enregistrée à la va vite, a écrit en studio, et a pressé ça sur disque. Les interludes répondeur, concept vieux comme les Beastie Boys, ne rattrapent en rien le coup. Le solo de Fuzati, Le parapluie, titre déjà sorti à priori, montre bien aussi que le mixage du disque n'a pas été fulgurant, puisqu'on distingue bien une différence sonore entre celui ci et des morceaux comme "La dispense" ou "La réunion secrète" (particulièrement sur le difficile équilibre voix/instru)..

Alors soit, il y a un délire sympa derrière ce disque, un brin de nostalgie aussi bien rapologique (comme le démontre les instrus et certains flow) que personnelle. Il y a aussi une certaine cohérence, pas étonnante dans le sens où tous ces emcees se connaissent et ont pour certains déjà travaillé ensemble. Mais franchement, hormis un bon moment à usage franchement limité, on ne trouve pas grand chose dans ce disque. Fuzati plaira aux fans de Fuzati, Baste s'en sort bien, pour ce qui est des autres, ça va de l'anecdotique au franchement décevant. L'impression qui ressort est que des potes se sont fait plaisir, ont bien déliré ensemble, et ont voulu partager ce moment avec si possible quelques bénéfices. D'autant plus qu'à l'image des précédentes sortie de Fuzati (pour ne pas parler des autres), ce rap commence a avoir sérieusement le cul entre deux chaises, entre l'ambiance "Versaillais ironique et misanthrope" et Bo-bo de la rive gauche se galvanisant entre une bière à 6€ et une galerie d'art à Paris Bastille, avec le dernier son "rap alternatif" (comme on dit sur Canal +) dans le Ipod. Mais là, il ne s'agit plus de critique musicale, mais sociale, et ça ne devrait rien avoir à faire ici. (jeudi 29 juin 2006)

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LE KLUB DES 7 Klub des 7
Zo. › jeudi 29 juin 2006 - 15:40  message privé !
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j'ai trouvé ce disque très moyen. J'avais l'idée d'une rapide chronique dans la tête et celle ci en sera le déclencheur !