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El Gato › Who I really am

12 titres - 45:31 min

  • 1/ Your bag
  • 2/ 44
  • 3/ The god song
  • 4/ The dog song
  • 5/ The man who wasn't really there
  • 6/ Who I really am
  • 7/ Sky
  • 8/ In a bar
  • 9/ 3 Caymans
  • 10/ Soldiers
  • 11/ #3
  • 12/ Mouse

extraits audio

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chronique

Styles principaux
rock
Styles secondaires
rock indépendant

A Lille il faut croire qu’ils ont des Desert session. El Gato est un groupe de rock dont la plénitude du rock se bouleverse comme un Pixies rempli de Tiques.
Faut dire qu’à quelques pas de là, il y a Deus et son rock complexe. Alors à partir de là, les accointances se multiplient.
El Gato agite ses sonorités en formant un chaos organisé, rempli d'effets et de bidouillages exquis, saupoudrés d'accents pop et rock. El Gato est parfois méchant comme une teigne, malmène son rock, l’entortille, lui lacère le visage, puis à grands coups de riff prolonge la rugosité dans de puissantes montées salvatrices.
Josh Homme et son big-band Luciférien a su élargir le gouffre d’un rock trouble et vaporeux. El Gato suit cette traversée qui mène vers le même bar de routiers là où se termine le film « Une nuit en enfer » de Robert Rodriguez. C’est dans ce précipice mortifère que l’on rendra au rock sa beauté vénéneuse. Irradié par ses propres blessures le rock de El Gato est le meilleur du moment qu’il s’angoisse, souffre, et se débat pour sa propre survie.
Le groupe laisse à ses chansons le temps de prendre ses aises, la montée sonore arrive parfois derrière un break, il y fait chaud, la lourdeur de la rythmique ne fait qu’accroître la pesanteur. Pendant que les guitares se raclent la gorge, la basse est volumineuse, elle se leste de cailloux et sa torpeur sous jacente puise dans le fond d’un puit ses différentes attractions avec sa cousine la guitare.
Les guitares dispersent des petits phrasés fielleux qui donnent la direction à suivre, on ne peut pas hésiter c’est direct vers l’abîme. Le chant quand à lui, produit les mêmes effets que cette tête à claque de Brian Molko (chanteur agaçant de Placebo), semble sous l'emprise d'une drogue, sa voix détachée nous menace. El gato a conçu son premier disque comme une descente de trip, direct vers l’enfer, arrrggggg ! (jeudi 17 août 2006)

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