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Trust › Soulagez-vous dans les urnes

15 titres - 69:38 min

  • 1/ Le mitard
  • 2/ Palace
  • 3/ Au nom de la race
  • 4/ Fatalité
  • 5/ On lèche, on lache, on lynche
  • 6/ Par compromission
  • 7/ Fais où on te dit de faire
  • 8/ Tout ce qui est bon est mal
  • 9/ Instinct de mort
  • 10/ Police milice
  • 11/ Medley : "Préfabriqués", "L'élite", "Bosser 8 heures"
  • 12/ Antisocial
  • 13/ Chaude est la foule (inédit)
  • 14/ La mort rode (inédit)
  • 15/ Sarkoland (la France on l'aime ou on la quitte) (inédit)

enregistrement

Enregistré live le 8 juillet au Festival des Terres Neuves à Bobital (Côtes d’Armor).

line up

Bernard Bonvoisin dit "Bernie" (chant), Norbert Krief dit "Nono" (guitare), Yves Brusco (basse), Farid Medjane (batterie et percussions). Invités : David Krief (programmation, beat vox), Isabelle Morin (claviers).

remarques


La version DVD comprend le concert de Bobital du 9 juillet 2006, la préparation du concert, des interviews, des archives de la tournée 1988/1989 avec plusieurs titres en live, et un medley "Saumur" / "Ride on" / "Dernier acte".

chronique

Styles principaux
metal
rock

Il y a des choses qu'il vaut mieux laisser reposer en paix... Non ce n'est pas la bande annonce du prochain film de zombies, mais bel et bien ce qui devrait être écrit sur la pochette de ce disque. Trust... de nouveau sur scène... on rêve, mais en même temps on a peur de voir se briser nos images de gamins, de voir chuter nos idoles. Quand on a été élevé à coup d'"Antisocial" à fond dans les enceintes, ce live fait mal. Mais on comprend, Bernie n'aime plus la musique, sa passion c'est le cinéma maintenant. Et son prochain film étant prévu pour 2007, il a besoin d'argent pour le produire. Et ce n'est pas Universal qui va dire non à cette opération mercantile, ce n'est pas le genre de la maison de cracher sur des rentrées d'argent facile. Alors on a droit à un live de Trust... mais quel Trust au fait ? Parce que du groupe que l'on a quitté en 2000 avec le disque "Ni Dieu ni maître", il ne reste que les indéboulonnables Bernie et Nono, ceux là-même qui s'étaient jetés les pires insultes à la figure et avaient promis de ne plus jamais rejouer ensemble. David Jacob et Hervé Koster ont quitté le navire, et on a rappelé pour l'occasion Yves Brusco (bassiste du groupe de mai 1979 à août 1985) et Farid Medjane (batteur de Trust de septembre 1983 à août 1985, puis en septembre 1988 lors d'une précédente tentative de résurrection du groupe). Il faut dire qu'avec Trust on est habitués maintenant, cela fait tout de même trois fois que la formation se sépare et se réunit, à chaque fois on nous jure que c'est reparti pour de vrai, promis...

Alors Trust se reforme sur scène, pour un concert en juillet puis toute une tournée, et publie en cette fin d'année le témoignage de cette reformation scénique. Commençons par les titres live... (mon enthousiasme suinte littéralement de cette chronique, vous ne trouvez pas ?). Bernie et Nono ont depuis longtemps hélas donné ce qu'ils avaient de mieux en live, il n'y à qu'à réécouter "Live - Répression dans l'Hexagone" pour s'en rendre compte. Les interprétations présentes sur le disque qui nous intéresse aujourd'hui témoignent plutôt du minimum contractuel. Personne ne fait d'effort, Bernie n'a plus de voix et se retrouve incapable de chanter certaines titres ("Antisocial" est à pleurer de rire, même moi je suis capable de plus de hargne), Norbert Krief ne met aucune vie dans son jeu... le public n'y est d'ailleurs pas insensible, et ce sont carrément des sifflets que l'on entend à de nombreuses reprises.

Mais heureusement Trust a pensé à nous et nous a pondu trois inédits. Vue la qualité des morceaux ça leur a au moins pris dix minutes sur un coin de table. Déjà sur "Ni Dieu ni maître" le groupe était en bout de course niveau composition, et intégrait des samples et des effets électroniques. La même recette a servi également ici, puisque les guitares se font écraser par les joujoux électroniques, qui permettent au moins de camoufler quelque peu le massacre de la voix du chanteur. Et les textes... aaahhh les textes... avec un titre comme "Sarkoland (la France on l'aime ou on la quitte)", on était en droit de s'attendre à du lourd, du bon vieux Trust, méchant, assassin, qui renverrait une bonne fois le nabot dans sa chaumière. Hélas il n'en est rien, c'est mou, consensuel, sans prise de risques, à l'image du jeu de mot du titre du disque.

Trust est mort. Je vous l'avais déjà dit. Mais là on en est sûrs. Les guignols qui bougent sur scène, et qui vont sans doute tâter du studio pour une cuvée 2007, ne peuvent dignement prétendre récupérer le nom de Trust. Car ce n'est pas qu'un nom, c'est un idéal, anarchiste, sauvage et anti-commercial. Tout l'opposé de ce disque en somme. Oser mettre un poing levé et une étoile rouge sur cette chose, ce n'est pas la honte qui les étouffe. Et pour Noël ce sera quoi ? La sonnerie de portable "Antisocial" peut-être ? (mercredi 20 décembre 2006)

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TRUST Soulagez-vous dans les urnes
bir › mardi 1 mai 2007 - 08:55  message privé !
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Vu au festival garorock 2007, une sorte de foire à la saucisse...Boooo! faut pas tout voir noir...tant qu'y a du jdembe et des baballes pour jongler et qu'on favorise la culture du houblon... Les vieux hardos étaient navrant, affligeant, le TRUST révolutionnaire est mort. Depuis le succès de Manu Chao, le business a développé une sorte d'ironie révolutionnaire. Elle est contestataire et pécuniaire à la fois. Le business se tient les côtes tellement il rigole... Heureusement pour TRUST, les jneus étaient pratiquement tous à dix grammes d'alcool, ils n'y ont vu que du feu, de toute façon ils n'attendaient qu' « Antisocial » comme on attends sa poupou. La gerbe !!