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Antrabata › Elephant reveries

12 titres - 49:00 min

  • 1/ Please repeat after me
  • 2/ You and me
  • 3/ Pinpoint
  • 4/ White elephant
  • 5/ Miss Encyclopedia
  • 6/ Bar song
  • 7/ Venice
  • 8/ Painfull bliss
  • 9/ Antrabata
  • 10/ Kaleidoscope
  • 11/ Summer optimism
  • 12/ Mirror song (voor Tom)

extraits audio

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line up

Femke Lavrijssen (chant), Delphine Delahaye (flûte), Régis Aubert (guitares électriques et acoustiques, violoncelle, mandoline, sitar, basse, contrebasse, percussions, claviers et samplers)

chronique

Les groupes de trip-hop français sont rarement connus, branche bien à part dans la vague de l'électro; il est toujours difficile d'y coller une étiquette tant les influences qu'ils peuvent utiliser sont nombreuses mais nécessairement de mise. Malgré une rythmique reconnaissable, souvent langoureuse et aérienne, ainsi qu'une voix rêveuse et légère, voilà un premier album énigmatique : "Elephant reveries", signé Antrabata, un trio parisien qui semble ne pas avoir su choisir entre une culture occidentale et le vaste pays qu'est l'Inde. Pas étonnant donc d'y trouver des ambiances mystérieuses, plongées dans la brume ou riches en symboles. Mais loin de se contenter d'utiliser ces sonorités, le groupe se démarque par l'interprétation directe des instruments; malgré la présence d'un sampler, la flûte, le sitar, le violoncelle, la basse ou les guitares sont joués par deux membres du groupe : Delphine Delahaye à la flûte, et Régis Aubert.. derrière tout le reste. Le troisième membre est donc la chanteuse Femke Lavrijssen, à la voix envoûtante et enchanteresse. Le groupe ne déroge donc pas tant que ça à la règle de créer une musique transcendante, douce et mélancolique, aux orchestrations prenantes et à la base rythmique solidement fixée. Introduisant son premier opus par "Please repeat after me", Antrabata annonce directement la couleur : une voix profonde qui sait s'envoler, un rythme lent, une percussion répétitive et des accords prolongés : digne d'un titre de trip-hop prenant, dont les envolées de flûte nous transportent loin, vers d'autres contrées imaginaires, ou à l'autre bout de la planète comme nous le prouve la belle entrée en matière de "Pinpoint", où résonnent les premiers échos de l'Inde. L'Inde et ses sitars, ses sites mystiques, ses tissus aux couleurs chatoyantes et qui parcourent l'instrumental "White elephant", une composition plus expérimentale où l'on sentirait presque l'odeur d'un bâton d'encens sous nos narines frémissantes à l'approche de ces sons lourds et majestueux (tout comme la marche de l'éléphant..).
Retour en Europe avec "Miss Encyclopedia", retour de la rythmique électronique et des notes des cordes qui orchestrent le tout.
Malgré quelques passages de "Bar Song" ou d'"Antrabata" qui peuvent au premier abord paraître dissonants, et cela dû à l'aspect parfois expérimental du trip-hop, le groupe sait jouer avec le dub ("Painful Bliss") ou avec la pop acoustique comme le montrent les accords de guitare de "Summer optimism".
Un premier album prenant, qui voyage et nous fait voyager. Pari réussi pour Antrabata. (vendredi 4 mai 2007)

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