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| Membre | Note | Date |
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| ptit_boy | jeudi 6 août 2009 - 11:53 |
Produit au Studio Destruction Inc par Shanka et Bastien Burger, mastering Arnaud Bascunana (octobre 2008-février 2009).
Julien Bernard (basse, chant, guitare), Nicolas Devere (guitare), Philippe Blanchard (guitare), Jeremy Cantin-Gaucher (batterie).
Après la claque qu'était "B(l)ack days", il était légitime d'attendre l'apothéose avec le premier album de 7 Weeks. Le groupe, pratiquant d'un style ignoré en France et chouchou de nos pages, parvient non seulement à combler toutes les attentes, mais étonne également ceux qui avaient déjà succombé aux charmes enfumés du stoner. "All channels off" s'avère en effet être une bombe comme notre contrée en produit trop peu dans ce genre musical. En effet, du stoner, art maîtrisé depuis une démo et un EP marquants, 7 Weeks a conservé sur ce disque la lourdeur, les atmosphères suintantes et chaudes, une certaine sécheresse qui s'insinue dans les compositions comme du sable dans les vêtements. La production, typique du style et qui faisait déjà de "B(l)ack days" une perle rare, ronronne ici de puissance tranquille. Pas besoin d'effets spéciaux tonitruants pour que le quatuor étale son talent sous un soleil de plomb. Les guitares sont épurées, comme après un processus de raffinement qui n'aurait laissé en place que l'essence même du son, sans artifice. Les Fu Manchu, Kyuss et autres Queens of the stone age peuvent être fiers, leurs successeurs ont assimilé leur héritage avec brio.
Mais plus qu'un haut fait en matière de stoner, cet album marque tout simplement son époque en matière de gros rock à tendance métallique. 7 Weeks joue avec les atmosphères, perd consciemment ses auditeurs dans les méandres d'une brume lourde en psychotropes qui rappellera à certains les méfaits des Doors. Qu'il s'agisse des ambiances orientales de "Whisper", des accès de rage ou de la rythmique insolente de "All channels off", les musiciens brouillent les pistes et ne se contentent jamais d'être "un simple bon groupe de stoner". Mais que pouvait-on attendre d'autre de la part d'une formation qui s'est déjà imposée en deux ans sur son terrain ? La stagnation était impossible. Il ne reste donc qu'à conseiller à tous ceux qui aiment le rock puissant et bien troussé, qui s'étaient déjà pris une grosse gifle avec la production précédente du groupe, de tendre l'autre joue, car ça va refaire mal. Que ce soient les étendues désertiques du stoner qui attirent l'oreille, les plaintes graisseuses du heavy metal ou la sincérité du rock, une fois que l'addiction est en place, une nouvelle dose est nécessaire : heureusement "All channels off" est là ! (jeudi 6 août 2009)
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