Les objets chroniqués

Vous êtes ici › Les groupes / artistesGOlivier Gann › Les éoliennes

Olivier Gann › Les éoliennes

cd | 12 titres | 47:50 min

  • 1 Les éoliennes
  • 2 L'épaule du général
  • 3 Le pharmacien de garde
  • 4 Si c'est pas
  • 5 Tellement
  • 6 Billet vert
  • 7 La dernière fois
  • 8 Rendez-vous manqués
  • 9 Le danger
  • 10 Pourquoi
  • 11 Le diable au détail
  • 12 Sans importance

line up

Patrick Boileau (batterie, percussions), Hilaire Rama (basse), Eric Pâques (guitares), Gaëlle Branthomme (violoncelle), Fabrice Gratien (trompettes, bugles), Olivier Gann (chant, guitares, banjo, mandoline, claviers), Laetita Pernet (choeurs).


Le groupe / artiste suivant apparait sur cet objet :

chronique

Styles principaux
chanson
pop 

Alors qu'avec les années sa voix gagne en profondeur et s'approche de plus en plus de celle de Jean-Jacques Goldman, l'ambiance de ce quatrième album d'Olivier Gann serait également à rapprocher de celle de "En passant", opus le plus mélancolique de la star prise ici comme modèle. Comme souvent, le chanteur parle d'amour, sujet intarissable et pourvoyeur d'inspiration pour les artistes pop de la planète. Mais d'amour doux amer, d'amour achevé et dont les braises se consument encore, d'amour jamais débuté que l'on regrette toute sa vie, d'amour qui coûte cher, d'amour raté, cassé. D'amour qui dérange un peu trop également, ou bien au contraire d'amour qui s'oublie vite. Bref Olivier donne dans le sentiment.

Pour autant "Les éoliennes" n'est pas un album de midinettes. Non Olivier Gann c'est avant tout un gars avec un cœur gros comme ça, gentil, provincial par refus de la vie parisienne superficielle, et qui laisse parler ses émotions. Ca n'en a pas l'air mais c'est difficile aujourd'hui de parler de ce que l'on ressent.

Il est plus facile de chanter contre le racisme ou la faim dans le monde, ou bien de parler des pantoufles de son voisin, que de s'extérioriser au risque de passer pour un paillasson. La gentillesse ne rapporte rien, le public préfère les comiques, cyniques, beaux gosses, m'a tu vu, qu'il peut aduler et jalouser en même temps. Les "mauvais garçons" plaisent aux filles, pas les gars sympas, ou alors comme épaule pour pleurer une fois que le bad boy a fait son affaire et s'en est allé chasser sa prochaine proie. De même les hommes savourent les relations d'un soir, chaudes et sensuelles, moins les femmes qui leur tracent une vie auréolée de petits câlins. Symptômes d'une époque où seul l'implacable survit, où le macho est roi (malgré les cris d'orfraies des féministes), où seul l'égoïsme paie.

Olivier Gann est à l'opposé de ce stéréotype, et son nouvel album le met en valeur par ses douces mélodies et ses textes pas si roses. Pour des oreilles qui souhaitent se reposer du délire médiatique ambiant et de la trépidation d'un milieu musical qui ne mène souvent à rien une fois les communiqués de presse dithyrambiques oubliés. (jeudi 24 juin 2010)

note       FacebookTwit this Partager

Dans le même esprit, ptit_boy vous recommande...

tags des internautes sur : "Les éoliennes"

Vous devez être membre pour ajouter un tag sur "Les éoliennes".

notes et commentaires des internautes sur : "Les éoliennes"

Note moyenne :        1 vote

Vous devez être membre pour ajouter une note ou un commentaire sur "Les éoliennes".