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Ingénieur du son et direction artistique par JEAN Labbé, assisté de Pascale, mixé par Erwin pour ICP.
Oscar Tramor (chant, guitare, claviers), Tonio Del Borno (trompette, chant), Santiago Casariego (batterie, chant), Roger Cageot (lead guitare, chant), Jo (basse, chant, guitare), Garbancito (percussion, chant), Helmut Krumar (claviers, chant, guitare, programmations), Kropol 1er (trombone) et l'aimable participation de Mme Oscar (chant), Napo Chihuahua (chant), Alain (contrebasse), Zofia (chant).
Mano Negra demeure un des groupes "français" les plus mythiques des années 90, et appartient à la vague dite alternative. Sur ce second album, la Mano est passée de l'autre côté - ils ont signé chez la major Virgin - les néophytes du combat alternatif récusèrent ce choix, le succès fut énorme et résonne encore et toujours. Manu Chao fait parti de la Mano Negra - il compose la majorité des chansons du groupe qui concorde avec sa patte sonore - il chante mais le groupe reste la somme d'individualités et d'horizons musicaux hétéroclites qui apporte ce melting-pot festif dont la descendance orne la parure libertaire à travers le monde. Avant de partir pour le projet "Cargo 92" (la troupe de théâtre Royal de luxe + le chorégraphe Philippe Découflé + Mano Negra = célébration du 500e anniversaire de la découverte des Amériques), débarque à quai cette "Puta's fever" aux formes généreuses, dont la folie contagieuse et les sourires ambigus seront l'avènement de l'édifice de la Mano. La France fête son bicentenaire, la Mano Negra donne de la voix et réduit les frontières. Le rock festif n'avait, de part l'hexagone, jamais subi cette explosion de rock, reggae, ska, salsa, flamenco, raï. Les petits cousins des Clash condensent à merveille la diversité musicale, la rue, le peuple dans une fureur festive et donne la transe avec des clowns à l'hystérie collective, des guitares bondissantes, des voltiges de cuivres, des beats ouvert sur la danse, le corps à corps. Mention spéciale à Santi pour son triste pop star, treize ans avant il chantait "La ranson du succès", fumeux présage pour le cousin de Manu, affligeante époque aujourd'hui. Tant pis si cela se termine comme cela, tant pis si le fruit avait un ver, tant mieux qu'il y ait des disques pour s'en souvenir, pour raconter, des images pour relier le son, la fureur festive de la Mano Negra résonne encore comme le plus bel désir de vie. Une belle histoire de Main noire, de magie musicale, de rock alternatif. KING, KONG, FIIIVE ! (mardi 18 février 2003)
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