
vendredi 30 juillet 2010 | 29 visiteurs connectés en ce moment
Vous êtes ici › Les groupes / artistes › T › Trust › Trust

Produit par Hervé Muller. Prise de son et mixage par Dennis Weinreich, secondé de Steve Parker. Enregistré et mixé à Scorpio Sound (Londres).
Bernard Bonvoisin (chant), Norbert Krief (guitares), Raymond Manna (basse), Jeannot Hanela (batterie et percussions). Invités : Max Middleton (piano sur "Toujours pas une tune", piano électrique sur "Le matteur", "Palace" et mini-moog sur "Le matteur"), Bimbo Acock (saxophone sur "Le matteur"), Kenny Moore (piano et chant sur "Ride on"), Billy Haynes (basse et chant sur "Ride on"), Helen Hardy et Kathleen O'Donoghue (chant sur "Le matteur" et "Ride on").
Toutes compositions : musique de Norbert Krief, paroles de Bernard Bonvoisin sauf "Ride on" (Young / Young, Scott).
Dès ce premier album, Trust a su trouver son style inimitable, marque de fabrique de bon nombre de succès mérités. Trust s'inscrit avant tout dans son époque, celle de la fin du punk et du début de la "New Wave Of British Heavy Metal" (NWOBHM). Ce mouvement britannique (et plus généralement anglo-saxon) a laissé des traces indélébiles sur la musique du groupe. On ne peut en effet s'empêcher de comparer ce premier album aux deux premiers albums d'Iron Maiden ("Iron Maiden" et "Killers") ou bien au "Dirty Deeds" d'AC/DC, dont Trust reprend d'ailleurs ici le cultissime "Ride on", un blues sale et méchant, sentant bon la poussière, bref un blues comme on les aime.
Mais Trust se démarque de son époque et des groupes qui y sévissent par son discours social. En effet ces gars là ont su garder l'énergie et les revendications du mouvement punk. Quel que soit le sujet abordé, que ce soit le sexe, l'argent ou le travail ouvrier exploité par le patronat, Trust en parle sans faux semblants ni fioritures. Quand le groupe négocie, c'est à la barre à mines qu'il le fait, et tout le monde en prend pour son grade, des syndicats aux patrons ("Bosser huit heures"). Les tenants de l'ordre social, cette "Elite", planqués derrière leur "Police milice", peuvent bien le soir venu se rendre au bordel ("Palace") profiter des filles des pauvres qui triment pour eux la journée, le peuple aura sa chance un jour. C'est en tout cas ce qui ressort de cet album, noir et violent comme un jour de manif qui tourne mal, et qui laisse derrière lui des traces de sang sur les pavés.
Avec cet album, Trust s'impose comme LE groupe revendicatif français à cette époque. Là où Renaud tentait de montrer les défauts de notre société en faisant rire, Trust fait peur aux bourgeois, qui ont encore en tête les évènements de mai 68 (seulement 11 ans avant). Pour un début, c'est un coup de maître, que Trust réitérera d'ailleurs par la suite avec "Répression". Le groupe nous livre ici un album culte, sans défaut, de la hargne pure en pleine gueule. (jeudi 22 mai 2003)
Vous devez être membre pour ajouter un tag sur "Trust".
Note moyenne : 6 votes
Vous devez être membre pour ajouter une note ou un commentaire sur "Trust".