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Produit et mixé par Dombrance excepté "Je meurs d'en Vie" (mix Matthias Delplanque et Charlie O). Studio The Room, Flying std. Prises de son : Dombrance. Prise de studio ext : Zarma, assistant : Thomas Nusso. Enregistrement cuivres : Studio ICI46, Pierrick Durand + each personnal studio. Mastering Howie Weinberg, masterdisk New York mai 2004.
Charlélie (piano, voix), Dombrance (guitares, programmations, choeurs), Serge Salibur (basse), Alice Botté (guitare électrique, synthé), Elvis Chedal Danglay (batterie, percussions), Vincent Bucher (harmonica), Myriam Betty (choeurs), Yamée (choeurs), Jan Schumacher (trompette), Gregsky (sax), Regis Savigny (guitare), Myriam Allel (voix), Bruce Thurman (voix), DJ Konic du groupe Absolute (scratches), Naïche (programmation ), Matthias Delplanque (dub et programmation), Dave MeZee, Mo'Benjamin, Leroy chambers (tous les instruments sur "Imbécile heureux").
Dans son gratte ciel New Yorkais (pure conjecture sur le gratte ciel mais avouez que ça fait réver) Charlélie pense encore à nous. Au long de rencontres cybernétiques avec des artistes français dont il a choisi de "booster" l’œuvre (là où la plupart des valeurs sures de la chanson française se jettent sur les jeunes déjà installés de la "nouvelle génération", lui met en avant des gens méconnus dont il respecte et admire le travail : chapeau).
Mais à quoi donc est-ce qu’il ressemble cet album ? Il ressemble à du Charlélie jusqu’au bout des ongles ! Torturé mais posé, électro-pop et parlé, poétique et chamarré. C’est un album sur mesure qu’il s’est fait composer, parfois acid-jazz, souvent en séquence, très britannique quand Dombrance signe, parois dansant souvent contemplatif, tout se mélange et c’est tant mieux.
Les textes sont par contre particulièrement graves, soucieux : "Eugène le gène" et le refus des OGM, "Killer zoom zoom" et ses morts en technicolor, "Appel à l’aide" et sa prise de conscience acide des manipulations diverses et avariées de media du même tonneau, "Estelle" surtout (seul morceau composé par Charlélie) morceau hommage pour la mémoire, poignant. Comme il sait néanmoins si bien le faire, le propos n’est pas lourd, tout cela semble naturel, évident, dit avec classe et style, tout en faux détachement. Le plus dur côtoie la légèreté absolue (qui d’autre pourrait finir un titre par les mots "tranquille Cécile" et rester cohérent ?). Il y a de la séduction même dans le drame et de la théâtralité même dans les choses les plus futiles. Tout a son importance, quotidien mêlé de rire de larmes, d’angoisses, de ballades improbables et d’inspirations fulgurante.
Un très bel album, tout simplement, sophistiqué et fin. (qui a dit que j’étais fan ?) (vendredi 4 février 2005)
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